Les taux de change peuvent-ils être manipulés ?

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Le régulateur suisse FINMA enquête sur plusieurs banques pour une éventuelle manipulation des marchés des changes.

L’excitation a commencé vendredi après un très laconique annonce de quatre lignes par la FINMA. Cela a ensuite été suivi de certains reportages à la fois par FT en Europe et le Wall Street Journal aux Etats-Unis. Le FT a révélé que UBS fait partie des entreprises à l’étude. Le WSJ a posté que l’enquête tourne autour du fixing quotidien de 16:00 des divers taux de change (voir tableau ci-dessous). Semblable à un marché boursier quotidien “cours de clôture”, le 16 heures (heure de Londres) dose quotidiennement les taux de change utilisés par les entreprises et lesinvestisseurs pour évaluer leurs actifs et passifs en devises à des fins comptables.

Graphique EURCHF autour de la solution 16 heures, le 23 Août 2013. Source: The Wall Street Journal.

Une des questions clés débattues autour de l’enquête est : “Est-il vraiment possible de manipulé les taux de change ?”. Une des aspects du marché des changes pour les particuliers est la perception que le marché est en effet un “terrain de jeu de niveau” pour les traders individuels et institutionnels dans lequel il n’y a personne qui possède l’avantage de la véritable connaissance. Par ailleurs, même s’il y avait une personne mal intentionnée, elle ne pourrait probablement pas faire bouger les cours du forex, le marché des changes est (presque?) impossible à manipuler grâce à l’énorme liquidité constamment disponible.

Par exemple, le volume journalier de la paire EURUSD est de plus de 1 billion de dollars. Les actions les plus liquides du NYSE (Bank of America, GE, Citigroup …) totalisent environ 1 milliard de dollars en volume quotidien. Même les actions d’Apple très liquides plafonnent à seulement 4 milliards de dollars par jour - moins d’un-demi pour cent du volume de l’EURUSD. De nombreux traders de détail pensent qu’ils livrent une bataille difficile contre ceux qui sont plus compétents et mieux informés, ce sentiment n’a tout simplement jamais existé dans le trading forex.

Le WSJ évoque aussi la possibilité que les banques visées par l’enquête n’ont pas nécessairement manipuler les taux de change, mais plutôt négocié pour leurs propres comptes devant leurs clients qui ont précédé le correctif de 16:00 tous les jours.

Ce ne sera sûrement pas la dernière nouvelle que nous allons entendre à ce sujet.

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