Le protectionnisme dans le plus grand marché Forex au Japon

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Suite à l’introduction de nouvelles règles de surveillance par l’Agence japonaise des services financiers (FSA) en mai de cette année, qui englobent la surveillance de l’adéquation des fonds par les autorités ainsi que la refonte de la méthode par laquelle les instruments financiers sont supervisés, une polémique a commencé à faire surface parmi les acteurs du marché au Japon.

Le Japon est le plus grand marché des changes de détail du monde, les brokers japonais GMO Click et DMM Securities ont atteint des volumes mensuels stratosphériques au cours des derniers mois. Les courtiers d’outre-mer comptent sur ??les courtiers introducteur (IB - introducing brokers) pour attirer des clients, mais le marché japonais est principalement dominé par les brokers japonais.

La FSA Japon publie une liste de broker non enregistrés au Japon

Le 25 juin une liste des courtiers Forex non enregistrées qui fonctionnent au Japon a été émise par la FSA, la liste comprenait des sociétés étrangères bien connu comme Instaforex, IronFX et Pepperstone, qui sont tous bien connus au Japon.

Mark Paul, Desk Manager chez Formula FX Japon a commenté : “Cette action de la FSA dans le cadre de sa nouvelle politique de réglementation a entraîné une réaction proche de la panique et d’un certain ressentiment chez nos clients. Certains d’entre eux ont peur de ne plus pouvoir trader avec leurs comptes, mais aussi de pouvoir retirer leurs argents. Certains traders japonais ont blâmer le gouvernement d’utiliser des méthodes d’Etat communiste. C’est bien sûr une exagération, mais elle est très démonstrative. D’autres participants voient un complot et des pressions des courtiers forex japonais qui ne voudraient apparemment pas avoir trop de concurrence des courtiers FX étrangers à cause de la limitation de l’effet de levier au Japon.”

“Apparemment, chaque courtier qui a une version japonaise de son site internet est candidat pour un avertissement. Cependant, les dialogues avec les représentants ont révélé que seuls les courtiers qui font de la publicité en japonais font l’objet d’avertissements et d’autres mesures, parce que le soutien japonais peut être destiné à des clients japonais résidant à l’étranger “.

Les obstacles à l’étranger

La FSA japonaise est un des partisans les plus actifs pour veiller à ce que les traders japonais ne négocient pas avec des sociétés étrangères. La FSA a envoyé une série de plaintes au régulateur chypriote CySEC pour qu’il interdise aux brokers d’accepter des clients japonais sans autorisation préalable, car le mandat de la CySEC est en dehors de la juridiction japonaise et s’applique seulement à l’Europe. Compte tenu de l’analyse de M. Paul, cela pourrait être interprété comme une nouvelle tentative pour protéger les courtiers forex japonais.

“Un de mes clients a dû fermer son compte à Formula FX tandis que d’autres traders ont été trop préoccupés par leurs comptes et ont exigé des garanties de notre côté pour que nous ne tenions pas compte de la décision de la FSA japonaise”, a expliqué M. Paul.

M. Paul pense que de nombreux courtiers internationaux vont tout simplement aller dans le même sens, totalement ou partiellement en retirant leurs bannières japonaises, mais en continuant à travailler sur le marché japonais très lucrative sans annoncer leur retrait officiellement.

En ce qui concerne l’introduction de courtiers au Japon, la plupart d’entre eux sont désireux de poursuivre une forme de coopération avec des courtiers étrangers en dépit du fait que de telles actions peuvent être considérées comme un crime ou au moins une complicité de crime. D’autre part l’un des apporteurs de Formula FX a refusé de signer un contrat officiel en raison d’inquiétudes sur les conséquences.

M. Paul a déclaré : ” Si la FSA suit sa propre logique, les clients japonais ne devraient pas avoir le droit d’utiliser les banques internationales, car elles constituent également des services financiers offerts par les institutions étrangères non réglementées”.

M. Paul a confirmé qu’il y a eu des réponses plus modérées qui comparent la nouvelle réglementation avec celle qui existe aux États-Unis et que malgré cela, l’industrie est encore capable de survivre et d’évoluer.

“Cependant, je n’ai pas entendu de réaction claire en faveur des nouvelles règles, malgré le fait que leur but principal est de protéger les traders japonais contre la fraude et les escroqueries, il devrait donc y avoir une certaine reconnaissance de leur côté. Sur cette base, je préfère ne pas croire à la théorie du complot”.

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